Christelle et Jean-Pierre témoignent de leur expérience de Voisin.e.s Solidaires

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Christelle, son mari et ses enfants forment un duo de voisins solidaires avec Ragah et sa fille.

Pourquoi avez-vous décidé de devenir des Voisins Solidaires ?

Cela faisait quelques temps que nous voulions en tant que famille agir pour les réfugiés. Avec mon mari, nous nous sen­tions révoltés face à la politique d’asile en Belgique mais nous ne savions pas comment agir concrètement pour aussi impliquer nos enfants. Quand nous avons entendu parler du projet des Voisins Solidaires, nous nous sommes rendus à la séance d’information qui nous a convaincus de poursuivre.

Comment le matching s’est-il passé ?

Après avoir suivi une journée de formation, Convivial nous a contactés pour nous proposer de rencontrer Ragah et sa fille de 7 ans qui ont fui la Syrie et habitent à 10 minutes de chez nous. Nous étions un peu stressés à l’idée de rencontrer des personnes que nous ne connaissions pas. Com­ment cela allait-il se passer ? Est-ce que cela allait « mat­cher »? Au final, tout s’est fait naturellement. Directement, le courant est passé. Depuis nous nous voyons 2 à 3 fois par mois.

En quoi consistent vos rencontres et échanges ?

Nous avons demandé à Ragah ce qu’elle attendait des rencontres à venir. Elle nous a fait part de son souhait de pratiquer le français et de découvrir la Belgique. Nous nous sommes d’abord retrouvés une première fois à la plaine de jeux de notre quartier avec les enfants. La seconde fois, Ra­gah nous a invités à manger chez elle. Depuis nous alter­nons de simples rencontres pour échanger et discuter avec des excursions tous ensembles. Nous avons été par exemple à Technopolis et au Planétarium. Nos filles, qui ont presque le même âge, s’entendent très bien et aiment jouer l’une chez l’autre.

Que retirez-vous de cette expérience ?

Nous avons mon mari, moi et mes enfants beaucoup ap­pris. Tout d’abord sur nos préjugés. J’avais des idées pré­conçues sur la vie en Syrie. Par exemple, quand Ragah m’a parlé des écoles en Syrie, j’étais surprise de savoir qu’ils y faisaient beaucoup de musique. J’ai aussi été très frappée par le nombre de choses qui nous relient. Nous avons au final plus de points communs que de différences. Beaucoup de choses de l’ordre du l’humanité. Ragah est par exemple une maman qui a les mêmes ques­tions, doutes et angoisses que moi pour ses enfants. Enfin, cette expé­rience apporte beaucoup à ma fille et mon fils. Pour eux, c’est une véri­table ouverture à la différence. Les migrations, les Réfugiés, la Syrie, … tous ces mots ils les entendaient dans les médias, à l’école. Aujourd’hui, ils comprennent mieux. Ce ne sont plus des mots lointains et abstraits.

Recommanderiez-vous à d’autres de devenir des Voisins Solidaires ?

Oui sans aucun doute. Pour nous, c’est une très belle ren­contre et une expérience enrichissante. La seule difficulté rencontrée parfois est la barrière de la langue mais avec un bon dictionnaire en ligne, on s’en sort très bien. Le défi sera peut-être de maintenir ce rythme car nous sommes tous très vite pris par nos emplois du temps. Il nous importe de continuer à préserver ces moments. D’ailleurs, cette ex­périence est aussi très riche à ce niveau-là. Ces moments avec Ragah et sa fille nous permettent de remettre l’essen­tiel sur la table, les choses à leur place.